sábado, 31 de enero de 2015

La manifestación en Le Monde

"Des dizaines de milliers d'Espagnols défilent aux côtés de Podemos", en Le Monde,  31-I-2015

Des dizaines de milliers de personnes défilent samedi 31 janvier dans les rues de Madrid. Le parti de gauche radicale Podemos a invité les Espagnols à participer à grande « marche pour le changement ». L'Europe observe de près cet événement qui, une semaine après la victoire de Syriza en Grèce, représente un nouveau message anti-austérité.

La grande "marche pour le changement" initiée par le parti anti-asutérité espagnol Podemos rassemble des dizaines de milliers de sympathisants, samedi 31 janvier à Madrid. Près d'une semaine après la victoire de Syriza en Grèce, c'est au tour du parti espagnol Podemos de faire résonner le message anti-austérité en Europe. Ce jeune parti de la gauche radicale, issu du mouvement des indignés qui a soulevé des foules en Espagne contre l'austérité à partir du 15 mai 2011, rassemble des dizaines de milliers de sympathisants, samedi 31 janvier, dans les rues de Madrid, pour sa grande « marche pour le changement ».

C'est le premier grand rassemblement de ce parti qui grimpe dans les sondages et dépasserait déjà le Parti socialiste (PSOE), dans l'opposition, et même parfois les conservateurs du Parti populaire, au pouvoir, à quelques mois des élections régionales de mai.

Cette mobilisation pour le changement vers « une politique au service du peuple et non des intérêts privés », explique Iñigo Errejon, le numéro 2 du parti, inspire d'autres partis européens. Après avoir soutenu le parti grec Syriza avant le scrutin du 25 janvier, le fondateur du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, qui siège au Parlement européen aux côtés du chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, était invité à venir garnir les rangs.

« Ce qui s'est passé en Grèce est historique. Tout le monde sait que la suivante, c'est l'Espagne », assure samedi au quotidien en ligne Publico M. Mélenchon. « On est dans un tremblement de terre politique européen », a-t-il déclaré lors de la manifestation. « L'histoire est en train de se faire ». La victoire du parti anti-libéral Syriza en Grèce « est considérable, la mobilisation en Espagne, je ne sais pas si elle sera victorieuse, mais elle fait déjà bouger les lignes », a-t-il poursuivi.

C'est une mobilisation que la gauche radicale de toute l'Europe regardera avec attention. Combien seront les Espagnols à défiler, samedi 31 janvier, dans les rues de Madrid, à l'invitation du parti Podemos ? Près d'une semaine après la victoire du parti radical Syriza en Grèce, l'ampleur de la manifestation de samedi pourrait donner un signal de la résonance du message anti-austérité en Europe.


Formé il y a un an, Podemos, parti issu du mouvement des indignés, qui a soulevé des foules en Espagne contre l'austérité à partir du 15 mai 2011, invite ses sympathisants à une « marche du changement », son premier grand rassemblement, samedi matin, alors qu'il grimpe dans les sondages. A quelques mois des élections régionales de mai, le jeune parti de gauche dépasse déjà largement le Parti socialiste (PSOE), dans l'opposition, et même parfois les conservateurs du Parti populaire, au pouvoir.

23 % de chômage

Samedi, le mouvement politique entend remplir la Puerta del Sol, place située au centre de Madrid, de manifestants venus de toute l'Espagne. La marche annoncera le changement vers « une politique au service du peuple et non des intérêts privés », selon Iñigo Errejon, le numéro 2 du parti dans un pays où, malgré un redémarrage de l'économie, le chômage frappe encore plus de 23 % de la population active.

La date de la manifestation ne pouvait pas mieux tomber, une semaine à peine après la victoire de Syriza, parti de gauche radicale anti-austérité, en Grèce, qu'était allé soutenir Pablo Iglesias, chef de Podemos. « L'espoir arrive », a-t-il ensuite déclaré, dimanche soir, à l'annonce de la victoire d'Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre grec.

Le parti espagnol entend toutefois limiter les points de comparaison avec le mouvement grec : s'ils s'opposent tous deux à la « troïka » (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne), fustigent la corruption des « élites » et revendiquent une solidarité des peuples de l'Europe du Sud, les comparaisons s'arrêtent là. « Syriza n'est pas Podemos. Nous les considérons avec beaucoup de sympathie, mais nous appartenons à deux réalités différentes », a ainsi précisé M. Errejon.

Un programme jugé «flou»

L'influence croissance de Podemos inquiète la classe politique espagnole, qui tacle le mouvement de gauche, qu'elle accuse d'amateurisme. Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a ainsi appelé les Espagnols à ne pas « jouer à la roulette russe », en votant pour un parti « qui promet la lune, et même le soleil ». Conservateurs, socialistes et la presse de tous bords dénoncent le flou du programme politique de Podemos, les sympathies de ses dirigeants pour le socialisme de l'ancien président vénézuelien Hugo Chavez, et les irrégularités, voire la fraude fiscale, qui sont imputées à certains d'entre eux.

En guise de réponse, la direction du parti a pris ses distances avec les expériences de Chavez et de ses émules en Amérique latine. Et elle a promis de publier bientôt ses feuilles d'impôt, pour se laver de tout soupçon.


Memoria de la manifestación de Podemos, 31 de Enero de 2015

De Público:

- El secretario general se apoya en el ejemplo de Syriza para llamar al cambio en España: "¿Quién decía que no se puede? ¿Quién decía que un Gobierno no puede cambiar cosas? En Grecia se han hecho más en seis días que otros gobiernos en años" 

- Íñigo Errejón ha tomado la palabra en la Marcha del Cambio para agradecer la masiva asistencia: "Un país solo se pone en pie si se pone en pie su gente. Gracias, vengáis de donde vengáis"

- Iglesias ha provocado el júbilo de los manifestantes cuando se ha unido a la marcha. Él y los demás líderes de Podemos han ocupado un lugar secundario en la cabecera

- "Sí se puede", "es la hora del cambio" y el ya famoso "tic, tac, tic, tac" son los lemas más coreados

Este sábado Podemos aspira a convertir la Puerta del Sol de Madrid en un símbolo de un "cambio político imparable". A las 12.00 del mediodía, la Marcha del Cambio convocada por la organización comenzará el trayecto que une la Plaza de Cibeles con la emblemática plaza de la capital, cuna del movimiento 15-M y lugar de proclamación de la II República. 

14.55 - Para cerrar el acto, una cantante adolescente, acompañada por dos adultos, han entonado Adagio a mi país y Cambia todo cambia, de Mercedes Sosa. Los líderes de Podemos han pedido a los asistentes que corearan el estribillo, mientras ellos se sumaban a la melodía. 

14.45 - Pablo Iglesias concluye su discurso: "Es el año del cambio, podemos soñar y podemos vencer". Las decenas de miles de personas que atestan la Puerta del Sol corean su ya famosos "tic, tac, tic, tac", "presidente presidente" y "el pueblo, unido, jamás sera vencido". 



14.40 - "Hacen falta soñadores. Hacen falta Quijotes. Estamos orgullosos de ese soñador a caballo. No permitamos que los estafadores nos lo arrebaten. Nuestro país no es una marca, España es su gente, nunca más nuestro país sin sus ciudadanos" ha exclamado Iglesias. Cuando el clímax alcanzaba su punto álgido, el líder de Podemos ha explicado que su concepción de patria es aquella que "asegura que todos los niños van limpios y calzados a una escuela pública", así como una sanidad gratuita: "La patria no es un pin en la solapa". 

14.35 - "Soñamos, pero nos tomamos muy en serio nuestros sueños", ha entonado Iglesias, que pide recuperar la soberanía "para la gente" y "arrebatársela" al FMI, a la Comisión Europea y a los mercados. 

14.30 - Pablo Iglesias: "Las políticas de austeridad han dividido nuestro país en dos, los que han ganado y los que están peor que antes: los de arriba y los de abajo". "Al cambio, los de arriba lo llaman experimento y caos, los de abajo lo llamamos democracia", ha explicado el secretario general de 

Podemos. "Hoy no estamos aquí para protestar, estamos aquí para decir que el momento es ahora", ha proclamado. 

14.25 - "Las políticas de Rajoy no crean empleo, reparten miseria, ¿eso es recuperación?", se ha preguntado Iglesias, que ha denunciado "los salarios que no permiten a la gente salir de la pobreza", o las duras condiciones que "obligan a autónomos y empresarios a hacer malabares" para mantener sus negocios a flote. 

14.20 -  Comienza el discurso de Pablo Iglesias: "La gente valiente está en nuestro ADN". El secretario general se apoya en el ejemplo de Syriza para llamar al cambio en España: "¿Quién decía que no se puede? ¿Quién decía que un Gobierno no puede cambiar cosas? En Grecia se han hecho más en seis días que otros gobiernos en años".

14.17 - Íñigo Errejón: "En nuestro país se ha roto el pacto de convivencia, y no hemos sido nosotros, han sido los privilegiados los que lo han hecho. Han sido ellos los que no han cumplido, se han colocado por encima de la ley, de nuestros respetos, y no les creemos más. Que no nos hablen a nosotros de unidad, esta es la unidad de nuestro pueblo, del país, con la que vamos a recuperar la democracia".

14.15 - Carolina Bescansa ha tardado en lanzar las primeras frases de su discurso en gallego, arropada por el clamor de quienes coreaban su nombre. "Hay mañanas como esta que son madres de nuestra historia", ha asegurado Bescansa, para después coger el hilo dejado por sus compañeros de partido para insistir en la "alegría" que se ha puesto de manifiesto en esta acción. 

La secretaria de Análisis Político de Podemos ha sido quien más se ha detenido en recordar el simbolismo de esta plaza, donde hace tres años y medio nació el 15-M. "Dijimos que no era una crisis, después una estafa. Después de decir esto subieron las mareas, vinieron las marchas por la dignidad", ha recordado: "Hace un año les dijimos que en democracia manda la gente".

14.10 - Irene Montero, que ha tomado la palabra a continuación, ha aprovechado su turno para reconocer el mérito de los movimientos sociales. Montero, miembro de la Ejecutiva de Podemos, ha puesto sobre la mesa el esfuerzo de quienes se han concentrado este sábado en la capital, recordando de paso la labor de las plataformas y movimientos sociales que han frenado desahucios, visibilizado la realidad de los enfermos de hepatitis C o a quienes han clamado contra las irregularidades en los CIE.

14.05 - El número 5 de Podemos ha concluido su disertación opinando que "la democracia no la trajo el rey, no la trajo Suárez, no la trajo Fraga", sino que la trajo la gente, aquellos con "el pelo gris". "Gracias mayores por traer la democracia", ha exclamado. 

14.00 - Monedero: "Nos decían que no hay alternativa, pero yo pregunto, si no hay alternativa, nosotros, tantos y tantas, 
¿qué hacemos aquí? Lo decimos bien claro, somos la alternativa". "Teníamos que movernos al precio que fuera, paguemos el peaje que impongan estos heraldos de la muerte", ha recitado el presentador de La Tuerka.

13.55 - Juan Carlos Monedero, número 5 del partido, ha comenzado su discurso recitando a Lorca: "El más terrible de los sentimientos es el de tener la esperanza perdida", ha bramado Monedero ante las decenas de miles de concentrados en Sol. "Sabemos que haciendo lo mismo es imposible lograr un cambio. En nuestro país no solo nos quieren robar nuestra sonrisa, también la vida", ha denunciado.

13.50 - La segunda intervención ha correspondido a Esperanza Jubero, científica que ha dejado claro que ni ella ni la inmensa mayoría de sus compañeros pueden encontrar trabajo en España, ni siquiera en las condiciones más precarias. En esta línea, Jubero ha cargado contra los dos últimos gobiernos, que han mermado el presupuesto del CSIC y han forzado al exilio a más de 10.000 investigadores desde 2010. "Queremos un país que no nos eche, y al que poder volver", ha exigido Jubero. 

13.45 - Alegre también ha recordado a los miles de jóvenes que están "en el exilio". "Quienes tenemos miedo de perder nuestros empleos precarios, quienes perdemos nuestras casas a cientos nos encontramos aquí, sonriendo, y nuestra sonrisa les aterra. Se preguntan porqué sonreímos: sonreímos porque vamos a ganar", ha destacado el secretario de Participación Interna de Podemos.

13.40 - Luis Alegre toma la palabra: "Es un placer ver la Puerta del Sol llena de gente sonriendo, sonriendo por el cambio". "Somos mayores de edad y ya no necesitamos tutela de nadie", ha continuado, opinando que la gente está "cansada de pedir cosas a los partidos, que hacen oídos sordos". "Hoy no pedimos nada a nadie, porque es el momento del cambio", ha proclamado. 

13.30 - Pablo Echenique ha manifestado que "es evidente" el "éxito" conseguido por la formación con la Marcha del Cambio. "Podemos siempre supera las expectativas", asevera el candidato a la secretaría general del partido en Aragón y eurodiputado electo.  

13.20 -Los líderes de Podemos han llegado hasta el espacio desde donde ofrecer sus discursos, pero la masiva asistencia de personas les han impedido llegar hasta él durante unos instantes. Íñigo Errejón e Irene Montero han tenido que saltar del escenario. Pablo Iglesias, Teresa Rodríguez, Luis Alegre y Carolina Bescansa han llegado por un lateral.

13.15 - “Luego diréis que somos cinco o seis”, grita la multitud que abarrota la Puerta del Sol a la espera del discurso de Pablo Iglesias.

13.10 - Fran, que ha llegado en uno de los diez autobuses procedentes de Badajoz que han llegado esta mañana a Madrid, defiende que "la gente no está dispuesta a seguir soportando lo que ha soportado hasta ahora". 

13.00 - La Puerta del Sol está abarrotada de gente a la espera de que los dirigentes de Podemos salgan al escenario. Los manifestantes han exhibido la palabra Democracia con letras gigantes. “Luego diréis que somos cinco o seis”, grita la multitud, que espera el discurso de Pablo Iglesias. Ondean banderas republicanas y LGTB. “El pueblo unido jamás será vencido”, cantan desde la Puerta del Sol.

12.55 - Inma, votante del PSOE "de toda la vida", dice que ha acudido a la marcha para "decir adiós al PP y al PSOE". "Es la hora de la gente", repite. 

12.50 - "¡Dales duro, Monedero!", le gritan los asistentes a Juan Carlos Monedero, número 3 del Partido. La Puerta del Sol también está completamente abarrotada, por lo que hay dudas de lo que hará la cabecera de la marcha para llegar hasta ella. El ambiente sigue siendo festivo, pese al gran número de personas concentradas en el centro de Madrid. 

12.45 - David, que ha llegado con toda su familia desde Málaga, afirma que "hoy es un día de cambio y aquí teníamos que estar todos". "Hay miles de personas en la calle respaldando el proyecto", manifiesta sobre la masiva asistencia.  

12.40 - El recorrido de la marcha está completamente colapsado y la cabecera apenas ha podido avanzar 40 metros en 40 minutos. 

12.35 - Marta, de Madrid, opina que "es evidente que el cambio es posible". Preguntada acerca de la masiva asistencia a la movilización, responde: "¿No lo notas? La energía está en el aire, el cambio es posible y salimos a la calle para reivindicarlo"

12.30 - Los manifestantes llevan pancartas con lemas como "justicia", "renta universal", "ahora decidimos todos", "fuera la casta", "unidos podemos" o "la sanidad no se vende". 

12.25 - El grito por excelencia es el "Sí se puede", que pone de manifiesto el éxito propagandístico que ha supuesto la elección de la marca Podemos. "Canto Sí se puede porque me lo creo. Creo que podemos cambiar este maldito país", dice Encarni, que lleva una chapa de la PAH: "Me la dio mi vecina y me la pongo por solidaridad". 

12.20 - El ambiente es lúdico y festivo. Los manifestantes cantan contra la reforma laboral, piden la III República y la libertad de Alfon. "Que viva la lucha de la clase obrera", repite un numeroso grupo que ondea la bandera tricolor. 

12.15 - Pablo Iglesias, secretario general de Podemos, se ha unido a la marcha a la altura de Banco de España, provocando el júbilo de los asistentes y la reanudación de los cánticos de "Pablo presidente". 
Iglesias Marcha por el Cambio. EFE

12.10 - Desde el Paseo de Recoletos y la Puerta de Alcalá sigue llegando gente a la cola de la manifestación. Uno de ellos es Manuel, de 34 años, llegado desde Salamanca. Su autobús llegó a las 10 y partirá de vuelta a las 19 horas. Será un día duro, reconoce, pero "merece la pena contribuir al cambio". 

12.05 - La cabecera de la manifestación avanza tras el lema "Es la hora". El trayecto está completamente lleno de gente. 

12.00 - Comienza oficialmente la Marcha del Cambio. Los líderes de Podemos se han situado en la tercera o cuarta fila de la cabecera, en un intento de dar protagonismo a los asistentes. 

11.57 - "Hoy empieza la marcha que va a tener como siguiente hito la Moncloa y como tercer hito la recuperación de la soberanía para el pueblo español", ha afirmado Íñigo Errejón, que continúa arengando a los asistentes a la movilización.

11.55 - Íñigo Errejón: "El mero hecho de que todo el recorrido esté ya cubierto es un éxito". A cinco minutos de que la marea humana empiece el recorrido hasta Cibeles, el trayecto ya está abarrotado de gente. 

11.50 - Desde el Paseo de Recoletos continúa llegando gente. Los gritos de "Sí se puede" y "Pablo presidente" son generalizados. 

11.45 - La larga marea humana ya avanza desde Cibeles. Sin los líderes en cabeza, en un intento de dar protagonismo a la ciudadanía, ésta avanza a paso lento hasta Sol. 

11.40 - Manifestantes llegados desde Catalunya gritan "¡Sí se puede!" y "¡Es la hora!". Han hecho siete horas por carretera para estar hoy en Madrid apenas cuatro horas. "Esto se lo contaré a mis hijos, es historia", comenta una joven, de apenas 20 años. 

11.35 - Banderas republicanas, de Andalucía y pancartas a favor de la justicia universal, la renta básica o el no pago de la deuda se observan en Cibeles. Miles de personas llenan ya la plaza y parte de la calle Alcalá a la espera de que a las 12.00 arranque la manifestación. De momento, ambiente festivo y familiar con una medida de edad de 40 años y muchos niños.

11.30 - Algunos de los voluntarios de seguridad dispuestos por Podemos posan en la Puerta del Sol de Madrid. "Un despliegue de voluntarios evitará que revienten la Marcha por el Cambio", declaró a Público Luis Alegre, secretario de Participación Interna y número 5 del partido. Son unos 200 y entre ellos hay bomberos, policías y personas con experiencia en este tipo de movilizaciones. 

11.10 - "Estoy totalmente en contra del bipartidismo", asegura a este diario a Jacinto R., de Burgos. Llega en uno de los últimos autobuses llenos, la mayoría están dejando a sus pasajeros en el centro de Madrid. "No soy de Podemos, pero igual pueden hacer algo, tengo ilusión por el cambio".

10.45 - Dos docenas de autobuses ya están aparcados en la avenida principal de la Universidad Complutense. Burgos, Valencia o Galicia son algunos de los puntos de partida de los viajeros, que dicen estar "muy ilusionados". "Hemos venido por el llamamiento de Podemos, para intentar lograr el cambio. Si no lo intentamos no lo lograremos nunca", asegura a este diario Luisa, de Burgos.

10.40 - Media docena de autobuses hacen su entrada en Ciudad Universitaria. La organización ha intentado concentrar todas las llegadas entre las 9 y las 10 de la mañana, pero reconoce que se espera que sigan llegando vehículos hasta las 11:30 de mañana en cuatro puntos de la capital.

10.00 - Comienzan a llegar a la capital los 280 autobuses fletados para la ocasión. Traen unas 10.000 personas de fuera de Madrid que se sumarán a la movilización. A ellos se unirán aquellos que han utilizado las aplicaciones móviles para compartir coche o han pasado la noche en uno de los 700 hogares voluntarios.

John Carlin, tres artículos sobre Podemos.

I. John Carlin, "Los caballeros de la Mesa Redonda", El País, 27-I-2015:

El escritor y periodista John Carlin inicia este miércoles una serie en la que explora el fenómeno Podemos, por qué ha logrado convencer a tanta gente en tan poco tiempo, cómo son sus dirigentes y, sobre todo, a qué aspira. 

Domingo, doce de la mañana, horario de misa. Faltan cuatro días para Navidad y el recinto está repleto; el ambiente, festivo; el fervor ante la inminente llegada del elegido, in crescendo. Gente de todas las edades, de los dos años a los ochenta, la mayoría de pie, con los ojos puestos en una puerta al fondo de la sala por donde saldrá el hombre llamado a señalarles el camino. Pasan los minutos —doce y cinco, doce y diez, doce y cuarto— y aún no aparece. Pero la multitud no se desanima. Se deleita con la sensación de estar participando en un momento histórico y corea una consigna tras otra, todas cargadas de ilusión, aunque de origen diverso.

“¡Sí, se puede!”, eco del “Yes, we can” de la campaña electoral del presidente de Estados Unidos; “¡El pueblo, unido, jamás será vencido!”, importada de América Latina, de las luchas antiimperialismo yanqui; “A por ellos, ¡oé!”, de la liturgia futbolera; y “¡Paaablooo! ¡Paaablooo!”, al ritmo que marcan los fieles del vecino Camp Nou —“¡Meeessiii! ¡Meeessiii!”— cuando aclaman a su ídolo.

El lugar, el Palau Municipal d’Esports de Vall d’Hebron, barrio obrero de Barcelona; la fecha, el 21 de diciembre del año recién concluido.

Podemos representa cambio, futuro y modernidad, pero la coleta larga que luce Iglesias le da un aire rockero años setenta. Falta casi un año para las elecciones generales españolas pero ya huele a victoria aquí en el Vall d’Hebron. Es el primer acto multitudinario de Podemos, el partido político líder según las encuestas nacionales, en tierras catalanas. Unas 2.500 personas dentro del pabellón y otras mil afuera aclaman a Pablo Iglesias, profesor de Ciencias Políticas de 36 años que, justo un año antes, con otros cuatro docentes de la Universidad Complutense de Madrid, decide fundar Podemos. Ahora es su secretario general, primus inter pares y cara pública de la nueva formación, el líder de la primavera española que hoy agita a la vieja Europa.

Viste camisa blanca, vaqueros azules, zapatos deportivos negros con rayas blancas, marcando la diferencia con la encorbatada burguesía. Podemos representa cambio, futuro y modernidad, pero la coleta larga que luce le da un aire rockero años setenta.

La simbología es algo confusa, como las consignas, como las palabras del propio Iglesias. Es catedrático pero el plato fuerte de su discurso es un cuento para niños, una fábula sobre gatos y ratones de fácil digestión para todas las edades: los gatos son los malos, los representantes de la casta dominante, y los ratones son el pueblo, los buenos. Dice —su tono urgente, disparando palabras como balas— que ni él ni ninguno de los fundadores de Podemos son Podemos: “¡Podemos sois vosotros!”, para luego agregar: “Hay cientos de miles que dicen ‘El de la coleta soy yo”. Declara: “Yo soy de izquierdas”, pero al instante matiza: “El poder no teme a la izquierda sino a la gente”. Y afirma: “No he venido a Cataluña a prometer nada a nadie. No me fío de los políticos que hacen promesas”.

El público en el pabellón de Vall d’Hebron no deja de aplaudir, pero queda por ver si, a la hora de votar, una mayoría de españoles estará dispuesta a fiarse de un partido político que no hace promesas. Quedan muchas preguntas por contestar. ¿Qué ha hecho Podemos para convencer a tantos en tan poco tiempo? ¿Cómo son sus dirigentes, sus activistas, los nuevos conversos a la causa? Y, ante todo, ¿qué quiere Podemos?

En la sede del partido, en la plaza de España en Madrid, reina el ambiente despacho-garaje de una start-up californiana. Unos diez jóvenes en vaqueros y camisetas trabajan intensamente en una ambiciosa misión: conquistar los corazones y las mentes del público votante español. Sus armas, ordenadores portátiles y teléfonos móviles, las herramientas digitales con las que Podemos ha logrado amplificar el mensaje del partido con tan frenética efectividad.

Aquí no gusta el concepto de jefe pero Miguel Ardanuy, de 25 años, es el cerebro del sector de Podemos que en otros tiempos se hubiera denominado “propaganda” pero que ellos llaman “participación”.

“Sin las redes sociales no estaríamos donde estamos hoy en las encuestas”, cuenta Ardanuy, que estudió Ciencias Políticas en la Complutense, habla como si tuviera prisa como Iglesias y luce dos colas rastas, largas y finitas. “En otra época uno transmitía su mensaje yendo de puerta en puerta”, dice. “Hoy todo ocurre al instante”.

Gracias a Internet los simpatizantes de Podemos, 300.000 de ellos suscritos a la página web Plaza Podemos, son todos vecinos. A través de esta plataforma, de Twitter y de una aplicación para móviles llamada Appgree han armado foros de debate que aportan ideas al proceso de decisiones del partido y a la vez funcionan como un servicio de datos, ofreciendo la materia prima con la que el liderazgo afina los mensajes que tienen mayor resonancia entre la población.

Así Podemos ha ido destilando las claves de su vendedora “narrativa” y de ahí también las frases hechas que Ardanuy y sus compañeros oficinistas-militantes salpican en la conversación: “Nosotros representamos la ilusión”; “el PP y el PSOE están osificados”; “adiós a la casta corrupta que nos gobierna” (la casta, la palabra más utilizada en el lexicón de Podemos), y la frase que repiten una y otra vez, “no somos ni de izquierda ni de derecha”.

Esta última es a la vez la consigna que más polémica genera y la que más alcance tiene. Indigna a la izquierda tradicional, de la que se han distanciado, pero al mismo tiempo, apelando a lo que Podemos llama el “sentido común”, despeja miedos y despierta entusiasmo en un amplio sector de la población. Es la fórmula para construir lo que Pablo Iglesias llama “una marca ganadora”.

No todos los rebeldes de Podemos son jóvenes. Jesús Montero, de 51 años, es el recién electo secretario municipal del partido en Madrid. Trabaja en la Complutense (todos los caminos de Podemos se originan aquí) en un alto cargo de administración.

De tez y físico delgados, luce una ligera barba blanca y una pequeña gorra de cuero, lo que le proporciona un aspecto medio Quijote, medio Lenin. Pero, a diferencia de Iglesias y Ardanuy, habla de manera medida y serena, seguramente más pausado que cuando inició su trayectoria política a los 14 años como organizador de una huelga en el colegio. Influido por “curas politizados”, a tal punto que durante un tiempo pensó que él mismo iba para cura, se incorporó a las Juventudes Comunistas y fue elegido secretario general cuando tenía 20 años. De ahí pasó a ser uno de los fundadores de Izquierda Unida en 1986, partido que dejó en 1997 tras una crisis interna, pero el año siguiente acudió con entusiasmo a Chiapas, en México, a observar de cerca la revolución zapatista del subcomandante Marcos. “Ahí surgió la idea de que otro mundo es posible, en contra de la globalización y la revolución conservadora de Reagan y Thatcher”, dice. Pero el zapatismo tampoco prosperó y la izquierda española “naufragó por falta de audacia”. En 2003 abandonó toda militancia organizada.

“Hay dos culturas empresariales. Una es casta, la otra quiere contribuir al bienestar social, como la familia Botín en el Banco Santander”, dice Jesús Montero, electo secretario municipal del partido en Madrid

Once años después, la vida le ha ofrecido una segunda oportunidad. “He recuperado la ilusión. Venimos a democratizar el poder y remoralizar la vida pública, a sacar el discurso de los bares a la plaza, a restaurar el vínculo entre la gente y el gobierno, que ha tratado a la gente como si fueran menores de edad”.

Para restaurar el vínculo hay que acabar con el paternalismo de los partidos tradicionales, dice. En otro momento de su vida quizá hubiera dicho que había que acabar con el capitalismo también. Ya no.

“No todos los empresarios son iguales”, afirma. “Hay dos culturas empresariales. Una es casta, la otra quiere contribuir al bienestar social, como la familia Botín en el Banco Santander”. ¿Habla en serio? “¡Sí! Yo estoy convencido de que hay empresarios de buena voluntad. Hay sectores del capitalismo emprendedor que saben que necesitan un país con menos desigualdad social, que entienden que así expanden su mercado. Seguro que Ana Botín [presidenta del Banco Santander] se vería con Pablo Iglesias y hablarían de estas cosas”.

Menos matizado fue el populista mensaje —prácticamente el único mensaje— que se lanzó durante un acto de Podemos que presidió Montero unas horas más tarde en el barrio céntrico obrero de Madrid, Lavapiés. “Vamos a echar a la mafia económica y política, vamos a echar a los golfos, vamos a recuperar Madrid para los ciudadanos”, y “vamos a acabar con el austericidio”, y “vamos a acabar con la vieja política y vamos a crear una democracia participativa” fueron las consignas más coreadas.

La democracia participativa es más posible hoy que nunca gracias a la revolución digital, dice Montero cuando le toca su turno de hablar, y anuncia que Podemos va a lanzar una campaña para que todo el mundo tenga acceso a la web y pueda así tener un impacto directo sobre las políticas de Podemos. Como ha propuesto Pablo Iglesias, “cada vez que haya que tomar una decisión en Podemos que sea compleja y difícil propondremos que vote la gente”.

La idea es bonita, pero surgen un par de dudas. Primero, se parte de la base de que las grandes mayorías comparten o pueden llegar a compartir la pasión por la política de los politólogos y sociólogos que han creado Podemos, cuando quizá la realidad sea que en España, como en todos lados, la política es un deporte minoritario. Segundo, se opera según la premisa, alimentada hoy por el fenómeno de referendos virtuales permanentes que ofrecen las redes sociales, de que la opinión del pueblo debe ser escuchada. Pero, como se vio en Alemania en su día, la sabiduría de las masas es un concepto cuestionable, muchas veces basado en la ignorancia o en la histeria colectiva. En temas delicados y complejos de economía, o de política extranjera, las ideas que aporta la masa tuitera a las grandes cuestiones del día pueden resultar de poco más valor que las de los pasajeros al piloto cuando un avión atraviesa aires turbulentos.

Alguien que conversa sobre política con la desenvoltura y pasión de un fanático del Real Madrid sobre el fútbol es Íñigo Errejón. Señalado por algunos como el verdadero genio de Podemos, tiene el aspecto de un chico de 16 años, aunque tiene 31. Como los otros cinco fundadores de Podemos, Errejón es profesor en la Complutense.

“Si ganamos las elecciones, empieza el partido de verdad y el cambio revolucionario que deseamos no se va lograr sin que Europa, o al menos la parte sur de Europa, esté con nosotros”, admite Errejón

Sus gafas le dan un aire Harry Potter, motivación adicional para preguntarle por el truco mágico que ha transformado a militantes de izquierda como él en políticos pragmáticos todoterreno.

“La mayor parte de la gente no se ve representada hoy ni en los dos partidos políticos dominantes, ni en la vieja izquierda”, responde. “Izquierda y derecha son metáforas, son nombres nada más, y no son eternos. Nosotros representamos el sentido común contenido en una identidad transversal y popular, frente a la oligarquía”.

Errejón emana una enorme confianza en sí mismo unida a una casi agotadora hiperactividad mental. Pero esa palabra, oligarquía, chirría un poco en alguien que pretende alejarse de los tópicos de la vieja izquierda, como también chirría la asociación de los líderes de Podemos con la Venezuela de Hugo Chávez, según Pablo Iglesias, “una de las democracias más saludables del mundo”.

¿Cómo encaja la admiración por el chavismo venezolano, que tras 15 años de gobierno ha llevado al país latinoamericano al borde de la ruina, con el ecumenismo que profesa Podemos? Errejón no responde ¿Vene... qué?, pero casi. Descalifica cualquier noción de que Podemos piense en replicar el modelo de Venezuela. “España no es un país como Venezuela, con petróleo. Es otra cosa. El Estado funciona, el PIB es mucho más alto, no viven pobres en la montaña sin luz”.

“Si desaparecemos mañana le habremos dado una buena lección a los poderosos. Se les habrá metido miedo”, afirma Íñigo Errejón

Pero entonces, ¿cuál es el programa? Es la pregunta que todos los sectores opuestos a Podemos hacen, pero Errejón insiste en que el partido es un recién nacido y es prematuro exigir “mañana mismo” muchos detalles al respecto.

Lo que sí tiene Podemos es lo que más necesita un partido que pretende ganar elecciones: una narrativa identitaria al alcance de todos. Se presentan al imaginario colectivo como los caballeros de la Mesa Redonda que, junto al pueblo enardecido, pretenden atacar, despoblar y ocupar el castillo negro donde se atrinchera la despiadada casta. Errejón no discrepa de la metáfora pero matiza que “aún falta mucho para llegar a las murallas”.

En caso de que lleguen, Errejón no menosprecia la enormidad del reto al que Podemos se enfrentaría. Sueña, pero con los ojos abiertos. “Si ganamos las elecciones, ahí empieza el partido de verdad. Ahí competimos en Champions y el cambio revolucionario que deseamos, debemos reconocerlo, no se va a lograr sin que Europa, o al menos la parte sur de Europa, esté con nosotros. Esto no es la apología de la utopía. Vamos a empujar tantito, pero el cuánto dependerá de otros en Europa también”.

Es decir, en una Europa en la que la soberanía nacional es limitada, en un mundo más económicamente interdependiente que nunca, un Gobierno como el español poco puede hacer solo para, por ejemplo, aumentar el gasto público o reducir el paro. Como decía hace poco en una entrevista a la BBC el presidente saliente de Uruguay e ídolo de Podemos, José Mújica: “El problema es la realidad porque no hacemos lo que queremos, hacemos lo que podemos dentro del margen de la realidad”.

¿Qué pasaría si Podemos desapareciera del mapa tan rápidamente como emergió? ¿Para algo habría servido?

Errejón es listo y lo sabe pero posee la suficiente humildad para no descartar esta posibilidad. “Si desaparecemos mañana le habremos dado una buena lección a los poderosos. Se les habrá metido miedo. Con su sola existencia Podemos ha demostrado el deseo de la gente de regeneración democrática, ha destapado como nunca la necesidad de que los gobernantes rindan cuentas”.

II. John Carlin, "La casta somos todos", El País, 29-I-2015:

El escritor y periodista trata de descifrar las causas del fenómeno y su proyecto político.

De si es verdad que la revolución tendrá que esperar, o de si cabe la posibilidad de que Podemos pase a la historia como un mero revulsivo social, no parecen haberse enterado los militantes de Podemos en un acto público en Vallecas, el clásico barrio obrero del sur de Madrid. “¡Estamos a punto de derribar los muros del castillo!”, exclama uno de los oradores. Tampoco se respira mucha diversidad ideológica. El acto se inicia con una consigna, aclamada con júbilo: “¡Un brindis por la revolución cubana!”.

El acto se celebra en el Ateneo Republicano de Vallecas, una especie de club social para vecinos de tendencia izquierdista. Pero ahora hay algo nuevo que les une: la sensación de que sí, se puede ganar.

“Estamos viviendo un momento histórico, un momento de ilusión”, declara un asistente. “El pueblo obrero y guerrero de Vallecas se prepara para el cambio”, proclama otra. Se repiten disciplinadamente las consignas de la dirección: “Combatir la casta y a la gentuza que nos ha declarado la guerra a los ciudadanos”, a “los banqueros responsables de los desahucios”, a “los poderes ocultos que han secuestrado la democracia”, a “los políticos podridos” que se llenan los bolsillos mientras los niños pasan hambre en los colegios. “La batalla contra la desigualdad es lo que Podemos representa, ante todo”, y cuando llegue al poder “los peces pequeños se comerán a los peces grandes”.

Propuestas concretas sobre cómo se acabaría con la desigualdad no hay, y espíritu de transversalidad, poco. Pero entusiasmo, sí. Y lo que queda constatado es que aunque los números que acumula Podemos provengan de un amplio sector, la energía política, el petróleo que alimenta el motor Podemos, es de izquierdas. Como lo es un diario en venta en una mesa a la entrada del Ateneo llamado El Otro País. En la página cuatro hay un artículo muy crítico con la formación cuyo argumento central es que Podemos, “desideologizado”, ha imitado el modus operandi político de las potencias capitalistas. “Para entender el éxito electoral (presente y futuro) de Podemos”, dice el artículo, hay que recurrir a lo que “los publicistas estadounidenses resumen en: 1) contar una historia; 2) ser breve; 3) ser emocional”.

Maribel Cabrera tiene 36 años, los mismos que Pablo Iglesias, su vecino en Vallecas. Maby, como sus amigos la conocen, vende ropa deportiva en El Corte Inglés, donde gana 850 euros al mes. A sus espaldas tiene una agitada trayectoria como sindicalista y activista local, curtida en el movimiento indignado 15-M; hoy forma parte del equipo de 25 personas que representa a Podemos en el municipio de Madrid.

“Cuando no tenía pareja quería a Brad Pitt”, cuenta Maby, que hoy sí tiene pareja y una hija. Irradia energía y buen humor y ya no sueña más con hacerle la competencia a Angelina Jolie. Es su manera de explicar cómo su asociación con Podemos le ha rebajado las expectativas políticas, adaptándolas al mundo como es, no como quisiera que fuera.

“He sido de izquierdas toda la vida porque quería igualdad social, pero veo que los partidos de izquierda no han conseguido nada, que las ideas utópicas de izquierdas no pueden más. Eso fue hace dos siglos. Podemos es intentar adaptar la sociedad a lo que se puede hacer hoy, es decir, con mucho trabajo y poco a poco, ni de izquierdas ni de derechas”.

A diferencia de Maby, Manu Báez, de 32 años, y Rafa Arias, de 52, ambos también de Vallecas, carecen de trayectoria en la militancia política. Manu, que se gana la vida como profesor de música, no había votado nunca. Pablo Iglesias empezó a convencerle desde su programa de televisión, La Tuerka. “Me gustó desde un principio”, dice, “porque no me trataba como imbécil”.

Rafa Arias, celador en un hospital además de camarero ocasional, destaca lo mismo. “Siento que Iglesias y los otros profesores universitarios que dirigen Podemos me tratan con respeto, que hacen caso a gente como yo”.

Andrés Serrano, jefe de unidad en la Policía Municipal de Madrid, comparte con Maby una dilatada trayectoria de izquierdas. Llegó a militar en Izquierda Unida, pero su prioridad hoy no es llegar a la dictadura del proletariado. “He bajado el listón”, dice durante una conversación en un bar céntrico de la capital. “Me conformo por ahora con un país más decente, un país donde el trabajo bien hecho tenga recompensa. Que salga el mejor, no el amigo de alguien”.

¿Aboga, entonces, por un capitalismo decente? “De momento, sí. Yo firmo ahora un capitalismo donde mis hijos se esfuercen y les vaya bien. Ahora queremos lo básico, que es regenerar el país, modernizarlo, acabar con las redes de complicidades y los clientelismos, que ha sido lo nuestro desde el franquismo”.

Pero ¿no teme que la ilusión se convierta en decepción en caso de que Podemos llegue al poder y descubra que las arcas del Estado están vacías? “Hay que apostar por algo”, responde Andrés, “y yo he elegido apostar por Podemos. Pero, sí, decepcionará, inevitablemente. El paro no se acabará mañana. Si hay cambio será poco a poco. Pero con tal de que se apliquen las leyes y se dé ejemplo de honestidad, un ejemplo que ayude a cambiar la forma de ser de la sociedad, veré justificado mi voto”.

Alfonso tiene un perfil diferente de los anteriores simpatizantes de Podemos, pero comparte la idea de que las corruptas costumbres de la casta se filtran por toda la ciudadanía. Alfonso, que prefiere no revelar su verdadero nombre, tiene 48 años. Estudió en una universidad inglesa y ha sido director financiero en varias grandes empresas, entre ellas Telefónica. Ha votado al PSOE y también al PP. Hoy piensa votar a Podemos. Incluso ha donado dinero al partido.

Como Andrés Serrano, Alfonso piensa sobre todo en el futuro de sus hijos. “Sus posibilidades a día de hoy son mucho peores que las de mi generación y todos, no solo los políticos, hemos sido cómplices de esta situación”, dice. El problema es, en esencia, moral. O, por decirlo de otra manera, los hábitos amorales de la famosa casta se extienden a todos. “El 95% de los españoles piensa que ‘si hago esto y no me pillan, bien’. Yo veo a Podemos como una posibilidad, la única que veo en el panorama político, de cambiar y regenerar el sistema en general”.

Alfonso insiste en que es el sistema; no es que los españoles sean gente corrupta por determinismo biológico. Cuando llega un inglés a España se suma alegremente a la cultura del “con IVA o sin IVA”; se compra un porcentaje de su casa en la Costa del Sol con dinero negro. Todo tiene que ver con el sistema ético, que viene de arriba, según Alfonso. Por eso él, como Andrés Serrano, considera que con tal de tener un Gobierno que insista en la aplicación de las leyes y dé ejemplo con su manera de administrar el poder, España ya ganaría mucho. “Con tal de que al menos tengan como prioridad combatir el paro y, ante todo, que impongan su modelo de transparencia, ya hay más que suficiente razón para votarles”.

Curiosamente, siendo Podemos un partido formado por profesores universitarios, su principal atracción para el electorado radica no en la fuerza de sus ideas, sino en la de su visión moral. Podemos lo sabe y todo indica que va a tener como estrategia de aquí a las elecciones de fin de año eludir todo lo que pueda hablar de proyectos concretos —cosa bastante habitual en los partidos tradicionales que tanto critican— y hará lo posible para centrarse en donde son más fuertes y creíbles, en su misión de transformación política y social.

Durante una conversación de 45 minutos Juan Carlos Monedero, uno de los profesores fundadores, parece sentirse más cómodo hablando de transformación que de proyectos concretos, pese a que él ha sido señalado como el encargado en Podemos de formularlos.

¿La transformación se aplicaría también a la universidad, el mundo del que todos los dirigentes de Podemos provienen? “La universidad en España es muy franquista en su forma de ser”, contesta Monedero. “Es endogámica, no tolera la desobediencia. Dime cinco grandes obras de la universidad española de los últimos 20 años. No hay”. ¿Quiere decir que la universidad también es casta? “Totalmente. El que le lleva el maletín al catedrático es el que asciende. No es ninguna metáfora”.

Y si España es un país donde hasta un tercio de los desempleados trabaja en negro y a la vez muchos cobran como desempleados, donde saltarse la ley para provecho propio es más la regla que la excepción, ¿no se podría decir, entonces, que todos son cómplices de la casta?

“Claro”, responde Monedero. “Pero con un matiz. Si son corruptos los políticos es porque la gente los tolera, pero se ha roto la identificación del pueblo con los políticos y hay una España ahora que no se ve reflejada en esa manera de ser”.

Esa España es a la que apunta Podemos, ese sector de la población aparentemente creciente que, como dice Monedero que le ocurrió a él en sus viajes al extranjero, se mira de repente con cierta vergüenza y siente un fuerte deseo de modernizar el país. “Somos conscientes”, abunda Monedero, “de que si no cambiamos la cultura política del país no cambiamos nada”.

¿Cómo se hace eso? “Haciendo que nadie pueda tener impunidad, que se cambien algunas leyes, que los partidos no decidan los puestos judiciales y haya independencia del Poder Judicial”. Entonces, ¿a lo que apunta Podemos, como lo ve Andrés Serrano, es a un capitalismo decente? Monedero se toma un par de segundos antes de responder. “No existe”, dice. “No existe el capitalismo con rostro humano. Si te lo ofrecen te están mintiendo. Una renta básica, por ejemplo: eso no te lo puede ofrecer el mercado”. ¿Eso no suena bastante a vieja izquierda? “No. En el momento que vivimos las ideologías son una autoindulgencia”

III. John Carlin, "La religión por otros medios", El País, 31-I-2015:

No hay ideologías, no hay programas, no hay ni siquiera, como declaró Pablo Iglesias en Vall d’Hebron, promesas. ¿Entonces qué hay? Hay una narrativa. Hay una historia digerible, un mensaje breve —tuiteable— y un llamamiento a las emociones. ¿Qué quiere Podemos? Lo ha dicho Pablo Iglesias más de una vez: “De lo que se trata es de ganar”. O como declaró en una entrevista reciente: “La obligación de un revolucionario siempre, siempre, siempre es ganar... y para ganar tienes que trabajar con los ingredientes que tienes”.

O, por decirlo de otra manera, con los ingredientes que se ha visto que funcionan: el llamamiento a una cruzada moral; la calculada confusión ideológica; la deliberada ambigüedad en cuanto al programa económico.

Para que Podemos siga escalando en las encuestas los militantes no deben desviarse del guión. Hasta ahora se ha mantenido la disciplina. Prácticamente todo lo que han dicho —en las redes sociales, en las tertulias televisivas, en los discursos, en las entrevistas con los reporteros— se subordina a una astuta estrategia dirigida desde arriba, nutrida por el contacto directo con la ciudadanía a través de Internet, cuyo objetivo es conquistar votos. Lo cual no significa que sean robots o que no sean sinceros. Lo que les motiva en el fondo, desde Miguel Ardanuy en la torre de control digital de Plaza de España hasta Maby Cabrera en Vallecas, es la ilusión de poder crear una sociedad más honesta, más justa, menos desigual. Y dice mucho de ellos y de España que no apelan al miedo sino a la esperanza.

Podemos es la expresión de un fenómeno generalizado en Europa occidental. Ha ocupado el vacío creado por el descrédito, acelerado por la crisis económica, en el que han caído los partidos políticos tradicionales. En las antiguas democracias de Francia y de Gran Bretaña, en Suecia, en Finlandia, incluso en Alemania, el vacío lo están llenando partidos de extrema derecha, antiinmigración, poco disimuladamente racistas. España es diferente. Ni Podemos ni ningún otro partido político español buscan chivos expiatorios entre los musulmanes, los africanos, los sudamericanos, los polacos o los rumanos. Los impulsos del partido que ha irrumpido como un huracán en el terreno político español no son mezquinos.

La suerte de Podemos ha sido tener como rival a alguien del calibre de Mariano Rajoy, el jefe de Gobierno más gris de la democracia española. Lo cual no significa que el carisma sea el punto fuerte de Pablo Iglesias. Es un hábil tertuliano pero no es un gran orador. Quedó claro durante el discurso de Vall d’Hebron que no es ningún Martin Luther King, o Felipe González. Su lenguaje corporal lo delató. Durante la mayor parte de los 20 minutos que duró su discurso tenía las dos manos puestas en las caderas, como un cowboy desafiante pero inseguro. El desafortunado cuento de los ratones tampoco indica que posee el oído o el sentido del humor necesarios para poder conectar visceralmente con las grandes masas. Pero Iglesias piensa rápido, maneja datos y da la cara. Sus carencias se diluyen frente a las del evasivo Rajoy y las de la bovina clase política española, en general.

Muchos, sin embargo, se debatirán entre la tentación de emitir un voto de castigo contra el desacreditado establishment y el temor a las posibles consecuencias de votar a favor de Podemos. Iglesias despertará dudas a la hora de colocar el papelito en las urnas. El fantasma de Hugo Chávez —el cuestionable juicio que demostró Iglesias al identificarse tan efusivamente con él— le perseguirá hasta las elecciones generales de noviembre. Habrá también gente que se preguntará cómo actuaría Iglesias en respuesta a un atentado yihadista en las calles de Madrid, o en la mesa de la OTAN con Obama, Merkel y Cameron para estudiar posibles medidas contra el régimen de Vladímir Putin. ¿Estaría a la altura? Quizá no, pero otra vez surge la pregunta: ¿lo está Rajoy?

Sería un error, sin embargo, para aquellos que pretenden derrotar a Podemos apuntar las balas a la figura de su líder. La fuerza de Podemos no reside en él, reside en el repudio al statu quo y al anhelo de cambio de la ciudadanía. Iglesias tiene razón en el fondo cuando dice que Podemos no es él. Podemos es, como él mismo acertó al decir en su discurso de Vall d’Hebron, “miles de personas, decenas de miles que quieren cambiar”. Hay diferentes opiniones sobre cómo se debería cambiar la economía pero donde hay consenso, y por eso es aquí donde Podemos centra su mensaje, es en el deseo de cambiar la forma de hacer política en España.

Se les acusa de querer engañar al pueblo, de tener una agenda oculta. Es innegable que la energía de Podemos proviene de la izquierda, pero si de una cosa parecen ser conscientes es de los límites de lo posible. Cuando dicen que representan una nueva idea de política transversal quizá lo que están haciendo, en vez de engañar, es reconocer la realidad de que el mundo es como es, de que no hay recetas simples para lograr más crecimiento y menos paro, y pretender imponer desde un Gobierno moderno la antigua utopía marxista leninista sencillamente no es factible. Serán jóvenes los principales impulsores del partido, pero han digerido la lección de José Mujica en cuanto a lo reducidos que son los márgenes de maniobra en un mundo globalizado. Tienen el candor y la madurez suficientes para entender lo aplicable que es a la situación económica de España el viejo chiste: “¿Cómo hacer que Dios se ría? Cuéntale tus planes”.

Hablando de Dios, el mensaje de Podemos contiene permanentes alusiones cristianas. Lo que venden, en el fondo, es el mensaje de Cristo, el de aquel Cristo indignado que cuando llegó al templo denunció a los mercaderes y, en las palabras del evangelio, “echó fuera a todos los que compraban y vendían en el templo, y volcó las mesas de los cambistas… Y les dijo: ‘Escrito está: mi casa será llamada casa de oración pero vosotros la estáis haciendo cueva de ladrones”.

Incluso el método de Podemos es de inspiración cristiana. El taquillero concepto “ni izquierdas ni derechas” representa la evolución contemporánea de la fórmula ganadora, “Me hice todo para todos”, patentada hace dos mil años por el primer gran propagandista cristiano, San Pablo, en una de sus cartas a los corintios.

En la era posideológica y posreligiosa en la que vivimos, los ecos de aquellos textos aún resuenan en las mentes de los habitantes de un país de larga tradición católica como España. En los evangelios, a los malvados los llamaban fariseos, en la narrativa de Podemos los llaman casta. Es un mensaje que apela más a los sentimientos que al raciocinio, a nociones atávicas de la lucha del bien contra el mal. Abundarán motivos para el escepticismo respecto a la posibilidad de que Podemos sea capaz de mejorar las condiciones de vida de los españoles. Habrá, incluso, miedo al caos que podrían llegar a ser capaces de sembrar. Pero los dirigentes lo saben y por eso seguirán invirtiendo su energía retórica en el proyecto de higiene moral que tantos desean. Seguirán a la caza de idealistas y soñadores, de hombres y mujeres de fe que se arriesguen a incorporarse a su cruzada popular contra la malvada casta; apelarán menos a las mentes que a los corazones, donde los mensajes políticos calan más hondo y, si los profesores logran que el combate político se dispute no en el terreno intelectual, sino en el emocional, sus adversarios lo tendrán difícil para ganarles la contienda.

jueves, 29 de enero de 2015

Una lengua de estropajo

Siempre me ha maravillado el respeto reverencial y en demasía puntilloso y hasta comatoso que algunos guardan a la lengua. Es mi profesión y le he perdido todo el respeto, a pesar de lo cual prefiero no atropellar demasiado a una vieja de mil años como es la lengua castellana salvo cuando se muestra sorda (que ya son muchos años los que tiene) a mis pensamientos, pocos, o a mis sentimientos, aún más escasos. Procuro usarla con la precisión más ambigua y confieso ser un maltratador y hasta un torturador quejicoso de esa hembra chulesca e hideputa, porque, como es vieja y he convivido con ella toda mi vida, soportando sus rarezas y sus manías y sirviéndola con regularidad, ya estoy harto de tantas rebeldías y bastonazos. Prefiero ser yo el que mande y hasta me divorciaría de ella para ingresar en una cartuja o inventar una nueva gramática, porque además ella ya tiene una institución donde vivir: la Real Cacademia de la Lengua, que le puede lamer todo lo que le pique y hasta limpiarla y darle brillo y esplendor, como el Netol. Porque ahora Amancio Ortega la financia, como se declara en las hojas de preliminares de la Ortografía; la ortografía es que viste muy bien a una lengua, en concreto de Zara.


Pero es muy machista, la vieja. Para ella las zorras no lo son por su astucia, como los zorros, y un gallo o gallito es más apreciable que un gallina; salir con públicas no significa publicar. Además, cosifica a las mujeres: las cosechadoras no son mujeres que agavillan el trigo, ni las impresoras trabajan en la imprenta o son esposas del impresor, sino instrumentos mecánicos solo un poco menos caprichosos que las féminas. Además, y eso debería molestar a las mujeres por el culo que saca, el morfema femenino engorda mucho: no es lo mismo una cuba que un cubo ni una anilla que un anillo. Así que una gorda es un poco más culona que un gordo, más ingente, por usar el morfema neutral, algo que capta bien su sensibilidad lingual, perdón, lingüística. Incluso se usa más el femenino para insultar, de forma que existen marranadas y no marranados. Siempre se ve y se va a lo femenino como a un incordio y, más allá de la gramática, se atreve incluso con el léxico, oponiendo algo cojonudo a un coñazo y no lo coñudo a lo cojonal. Los afijos desechados son un recurso insuperable para extraer nuevos brillos y significaciones a los gastados lexemas.

Los hombres son copulativos y las mujeres predicativas y transitivas. Es así porque los hombres no son nada sin atributos y porque las mujeres nos sueltan un sermón cada día proyectando toda su energía verbal sobre los hombres, sus pasivos e inofensivos objetos directos, casados con ellas por la liturgia sintáctica del clero gramatical. En vez de sujeto y predicado habría que hablar, con "palabras significantes", que dijo fray Luis, de "tema" y de "comentario" o "desarrollo"; pero, como los primeros gramáticos eran todos curas, la terminología se quedó ya sagrada y las mujeres dedican toda su actividad verbal a ser el núcleo del predicado, esto es, del sermón, que afecta siempre a los pobres hombres objeto-directos. Así pues, las mujeres devoran objetos directos como maridos, pero se alimentan de complementos de régimen para adelgazar, esto es, de suplementos nutritivos, sin saber que no les valdrá de nada: el género engorda.

El elogio de la seguidilla de Rubén Darío

Extrañará saber que un poeta con el oído tan hecho al ritmo como Rubén Darío compusiera un elogio de la manchega seguidilla. Pues lo hizo y es este:

Rubén Darío

Elogio de la seguidilla

Metro mágico y rico
que al alma expresas 
llameantes alegrías,
penas arcanas, 
desde en los suaves labios
de las princesas 
hasta en las bocas rojas
de las gitanas. 

Las almas armoniosas
buscan tu encanto, 
sonora rosa métrica
que ardes y brillas, 
y España ve en tu ritmo,
siente en tu canto 
sus hembras, sus claveles,
sus manzanillas. 

Vibras al aire alegre
como una cinta, 
el músico te adula,
te ama el poeta; 
rueda en ti, sus fogosos
paisajes pinta 
con la audaz policromia
de su paleta. 

En ti el hábil orfebre
cincela el marco 
en que la idea-perla
su oriente acusa, 
o en tu cordaje armónico
formas el arco 
con que lanza sus flechas
la airada musa. 

A tu voz en el baile
crujen las faldas, 
los piececitos hacen
brotar las rosas 
e hilan hebras de amores
las Esmeraldas 
en ruecas invisibles
y misteriosas. 

La andaluza hechicera,
paloma arisca, 
por ti irradia, se agita,
vibra y se quiebra, 
con el lánguido gesto
de la odalisca 
o las fascinaciones
de la culebra. 

Pequeña ánfora lírica
de vino llena 
compuesto por la dulce
musa Alegría 
con uvas andaluzas,
sal macarena, 
flor y canela frescas
de Andalucía. 

Subes, creces, y vistes
de pompas fieras; 
retumbas en el ruido
de las metrallas, 
ondulas con el ala
de las banderas, 
suenas con los clarines
de las batallas. 

Tienes toda la lira:
tienes las manos 
que acompasan las danzas
y las canciones; 
tus órganos, tus prosas,
tus cantos llanos 
y tus llantos que parten
los corazones. 

Ramillete de dulces
trinos verbales, 
jabalina de Diana
la Cazadora, 
ritmo que tiene el filo
de cien puñales, 
que muerde y acaricia,
mata y enflora. 

Las Tirsis campesinas
de ti están llenas, 
y aman, radiosa abeja,
tus bordoneos; 
así riegas tus chispas
las nochebuenas 
como adornas la lira
de los Orfeos. 

Que bajo el sol dorado
de Manzanilla 
que esta azulada concha
del cielo baña, 
polítona y triunfante,
la seguidilla 
es la flor del sonoro
Pindo de España.

Alerta cervantina

El viernes día 30, es decir pasado mañana en pleno FITUR, resulta imprescindible acudir a la  la conferencia que, bajo el título “La investigación arqueológica, histórica y documental de La Mancha de Don Quijote”, pronunciará Dña. Isabel Sánchez Duque, Arqueóloga y Gerente del Museo Histórico “Juan Mayordomo” de Pedro Muñoz.

Las aportaciones sobre las causas cervantinas y La Mancha son asombrosas.

martes, 27 de enero de 2015

Lo que esconde la tumba de Cervantes

Sobre los restos de Shakespeare hay unos versos que maldicen a quien perturbe la paz de los huesos que allí se encierran. Nadie sabe quién los escribió; puede que el propio Shakespeare. Le han hecho caso y nadie se ha atrevido a violar el eterno descanso del Cisne del Avon. Cervantes no ha tenido tanta suerte, y les diré por qué: por dinero.

Quieren que los restos mortales de Cervantes descansen en un lugar donde se pueda hacer negocio con ellos. En que se pueda cobrar la visita o crear plazas hoteleras. No lo dejarán en ese tranquilo claustro donde nada perturbaba su eterno descanso. Lo mismo hicieron con los huesos de Quevedo.

Es muy triste que, quien murió en la pobreza y amortajado con hábito franciscano sin que acudiera a su funeral nadie salvo Lope de Vega, que quiso perdonarse la ojeriza que le tuvo, merezca ahora la atención no por sus obras, sino solamente por el dinero que le pueden sacar.